L’histoire du village

Par sa position géographique, Saint-Chamassy a bénéficié d’un riche passé historique. Le dolmen roc de Cayre, mégalithe très bien conservé, en est le témoin. Il a fait l’objet d’études par la société archéologique en 1883. Les fouilles ont révélé la présence d’un squelette sans tête et d’un silex. Ce mégalithe se trouve sur les bords de l’ancien chemin, il a été préservé. Toutes les pierres du dolmen sont en grès rouge.


Plus de dix demeures de caractère (châteaux, manoirs, gentilhommières ou maisons fortes) sont disséminées sur le territoire communal. Le manoir (ou château) de Perdigat est le premier que l’on découvre à l’entrée du vallon de Saint-Chamassy. Du début du XV eme siècle, le Perdigat dominait la plaine et la Vézère qui coulait à ses pieds.


L'église Saint-Eumach (ou Saint-Eumaque), doit son nom à saint Eumachus, confesseur du vie siècle. La partie la plus ancienne date du XI eme siècle et était rattachée au château du bourg par un portail gothique. Ce portail ainsi qu'une partie du château et de l'église furent brûlés durant les guerres de religion. À la fin du XVIII eme siècle, un clocher en toit d'ardoise sera construit sur l'un des côtés de l'édifice, donnant ainsi une belle particularité à l'ensemble. À l'intérieur de l'église, on peut admirer un chemin de croix ainsi qu'un christ du XV eme siècle.



Rattachement Administratif .

Intercommunalité.

Dès 1790, la commune de Saint-Chamassy a été rattachée au canton de Limeuil qui dépendait du district de Belvès jusqu'en 1795, date de suppression des districts. Lorsque ce canton est supprimé par la loi du 8 pluviôse an IX (28 janvier 1801) portant sur la « réduction du nombre de justices de paix », la commune est rattachée au canton de Saint-Alvère dépendant de l'arrondissement de Bergerac, puis en 1819, au canton de Saint-Cyprien dépendant de l'arrondissement de Sarlat (devenu l'arrondissement de Sarlat-la-Canéda en 1965).


Intercommunalité

Fin 2000, Saint-Chamassy intègre dès sa création la communauté de communes Terre de Cro-Magnon. Celle-ci est dissoute au 31 décembre 2013 et remplacée au 1er janvier 2014 par la communauté de communes de la Vallée de l'Homme.

Géographie

Très tôt, Saint-Chamassy a occupé une place stratégique, entre les vallées de la Dordogne et de la Vézère. Sur 1 560 hectares, elle est limitrophe de six communes : Limeuil, Alles-sur-Dordogne, Le Buisson-de-Cadouin, Coux-et-Bigaroque, Audrix et Le Bugue.

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Milieu Naturel et Bio-diversité

Natura 2000

La Dordogne est un site du réseau Natura 2000 limité aux départements de la Dordogne et de la Gironde, et qui concerne les 104 communes riveraines de la Dordogne, dont Saint-Chamassy . Seize espèces animales et une espèce végétale inscrites à l'annexe II de la directive 92/43/CEE de l'Union européenne y ont été répertoriées.


La zone Coteaux calcaires de la vallée de la Dordogne, qui s'étend au total sur 3 686 hectares et est partagée avec vingt-quatre autres communes, fait également partie du réseau Natura 2000. Deux espèces de chauves-souris inscrites à l'annexe II de la directive 92/43/CEE de l'Union Européenne y ont été répertoriées17 : le Grand rhinolophe (Rhinolophus ferrumequinum) et le Petit rhinolophe (Rhinolophus hipposideros).


Sur la commune, elle s'étend sur une dizaine d'hectares et correspond aux coteaux situés en bordure de la Dordogne, entre Vic et Bigaroque.


ZNIEFF

Saint-Chamassy fait partie des 102 communes concernées par la zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type II « La Dordogne » , dans laquelle ont été répertoriées huit espèces animales déterminantes et cinquante-sept espèces végétales déterminantes, ainsi que quarante-trois autres espèces animales et trente-neuf autres espèces végétales.

Toponymie

Saint-Chamassy tire son nom de saint Eumachius, confesseur du VIe siècle, qui fut honoré dans l'Angoumois.

En occitan, la commune porte le nom de Sench Amaci.

Châteaux , Manoirs et Eglise.

Le château de la Batut, xve et xviiie siècles.

Le château de Falgueyrac, xviie siècle.

Le manoir (ou château) de Perdigat, xve et xvie siècles, inscrit au titre des monuments historiques depuis 1971.

Le manoir du Marais.

Le manoir de la Queyzie.

Le manoir de Saint-Chamassy, xve siècle.

Le manoir de Verliac.

Le dolmen de Cantegrel, inscrit en 2008.

L'église Saint-Eumache.

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Le Dolmen des Clottes

ou

Dolmen de Cantegrel

ou

Roc del Cayre

Le docteur Testut étudie le dolmen en 1881 et charge son élève Louis Gouzot d'y opérer une fouille. L'édifice est signalé en 1885 par Anatole de Romejoux. En 1898, Émile Rivière, qui y pratique une fouille sommaire, en donne la première description sous le nom de dolmen des Clotes. Peyrony et Belvès le décrivent en 1913 sous le nom de dolmen de Cantagrel. En 1935, Secondat et Marchadier publient une étude plus complète.


L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques en 2008.


La table est de forme ovale. Elle mesure 2,50 m dans sa plus grande largeur sur 3,50 m dans sa plus grande longueur. Deux orthostates ne supportent plus la table. Toutes les dalles sont en grès rouge. La chambre sépulcrale est large de 1,20 m à l'entrée, de 1,52 m au centre et de 1,29 m au fond pour une longueur totale de 2,34 m. Elle ouvre à l'est.


Il est probable que lors de la construction du chemin reliant Saint-Chamassy à Bigaroque, qui longe le côté ouest du dolmen, certaines dalles d'origine furent prélevées et que d'autres furent déplacées pour éviter l'effondrement de la table. La seule dalle restante côté ouest comporte des rainures droites d'une profondeur maximale de 1,50 cm, elle pourrait avoir été précédemment utilisée comme polissoir.


Fouilles

Dans plusieurs lettres datées de 1883, Louis Gouzot relate les résultats de plusieurs fouilles successives et mentionne avoir creusé jusqu'au rocher sous-jacent : il découvre ainsi un squelette quasi-complet, dont il ne manque que la tête et une lame plate en silex3. Plus tard, Émile Rivière ne découvrit qu'un éclat de silex mais il ne fouilla pas la couche inférieure.

L'Histoire de notre Commune c'est aussi les nombreuses petites histoires des habitants comptées par Dédé Theillaud